Polsia, NanoCorp et les entreprises autonomes : qui gagne vraiment de l’argent ? (3/3)
Article 3/3
Trouver des clients reste un métier
Lorsque construire une application coûte moins cher, davantage de personnes peuvent lancer des applications semblables.
Un générateur de documents, un outil d’analyse ou un service de contenu entre alors en concurrence avec des offres créées par des équipes humaines et par d’autres agents. La vitesse de réalisation aide à essayer. Elle ne donne pas automatiquement une raison d’acheter.
Les projets qui connaissent bien leur clientèle disposent d’un avantage. Un professionnel des organismes de formation sait quelles démarches posent problème, quelles erreurs sont coûteuses et qui pourrait payer pour les éviter. Les agents peuvent l’aider à construire un service, puis à le tester rapidement auprès de ses contacts.
Une personne qui possède une audience, des données particulières ou une relation de confiance avec un métier a également de quoi orienter le travail.
Demander à une IA de trouver seule une idée rentable, de découvrir son marché, de construire le produit et de convaincre les acheteurs cumule davantage de difficultés. C’est précisément ce que certaines plateformes veulent résoudre. Les résultats commerciaux permettront de mesurer leurs progrès.
Leurs utilisateurs ne chercheront d’ailleurs pas tous à créer une entreprise entièrement nouvelle. Certains lanceront une offre complémentaire à leur activité. D’autres construiront un outil interne, automatiseront un service qu’ils vendaient déjà ou vérifieront une idée avant de s’y engager davantage.
Ces usages peuvent justifier un abonnement, même sans faire naître une entreprise qui fonctionne seule.
C’est aussi pour cela que la taille de ce marché reste difficile à estimer. Il faut séparer le revenu des plateformes, les ventes des activités clientes et les dépenses d’infrastructure.
Une partie du même argent circule entre ces trois ensembles. Une activité vend un service, utilise ses recettes pour payer des crédits, puis la plateforme règle un fournisseur de modèles. Additionner tous les flux sans précaution ferait compter plusieurs fois une partie de la dépense.
Les financements montrent l’intérêt des investisseurs. Les abonnements montrent que des utilisateurs sont prêts à payer. Les premières recettes montrent que certains produits trouvent des acheteurs. Les renouvellements, les marges et les résultats des clients préciseront progressivement la valeur économique créée.
La question « qui gagne vraiment de l’argent ? » appelle donc aujourd’hui une réponse prudente : certaines plateformes ont déjà démontré qu’elles savaient vendre leur service, et NanoCorp affirme avoir atteint la rentabilité. Des activités clientes réalisent également des ventes. Les données publiques restent beaucoup moins complètes sur leurs bénéfices et leur capacité à durer.
Il y a là de quoi suivre ces entreprises avec intérêt, sans demander à leurs premiers chiffres de prouver davantage qu’ils ne le peuvent.
Chez incwo, nous partons de l’entreprise qui existe déjà
Ces expériences nous intéressent directement. Elles montrent ce que l’on peut obtenir lorsqu’on donne à des agents des outils, du contexte et la possibilité de poursuivre leur travail.
Chez incwo, nous partons d’entreprises qui ont déjà des clients, des fournisseurs et des commandes à livrer. Elles doivent payer leurs équipes, tenir leurs engagements et préserver leur trésorerie. Elles possèdent aussi des années d’informations sur leurs ventes, leurs coûts et leurs relations commerciales.
Notre point de départ est un ERP complet, dans lequel ces données et ces opérations sont déjà réunies. Nous y avons greffé un environnement d’exécution pour les agents, ainsi qu’un environnement de planification financière, en gardant l’ensemble ouvert et connecté aux IA.
Ce choix vient de notre propre expérience. Au cours des six derniers mois, l’IA a profondément transformé notre manière de travailler chez incwo. Nous avons d’abord développé des outils pour nos usages internes, puis intégré cette expérience au produit. Notre équipe de services peut accompagner nos clients dans le même travail de transformation.
Pour une entreprise existante, les sujets à traiter sont souvent immédiats. Un distributeur veut développer ses ventes sans immobiliser trop d’argent dans ses stocks. Il faut regarder les produits disponibles, les délais fournisseurs, les marges et les conditions de règlement.
Une société de services envisage de nouveaux contrats. Elle doit rapprocher son carnet de commandes, la capacité de son équipe et les dépenses qui précéderont les encaissements.
Une entreprise prépare ses relances clients. Elle doit tenir compte des règlements reçus, des litiges et des échanges précédents pour éviter de solliciter la mauvaise personne au mauvais moment.
Les agents gagnent beaucoup à pouvoir travailler avec ce contexte. Une facture, son échéance et son règlement fournissent des informations précises. Les commandes et les coûts permettent de préparer des actions adaptées à la situation réelle.
La planification financière sert à en examiner les conséquences. Une campagne peut augmenter les ventes et créer un besoin de trésorerie. Une commande importante peut nécessiter un acompte. Une remise peut améliorer le volume tout en dégradant le résultat.
Nous voulons que les agents puissent aider à chiffrer ces effets, pour que le dirigeant dispose d’éléments concrets avant de décider.
Les API et les connexions MCP rendent cet ensemble accessible aux assistants et aux outils IA. Le MCP fournit une manière commune de donner accès à des informations et à des fonctions, dans le cadre des droits accordés. Il permet de relier l’ERP aux outils choisis par l’entreprise et de les faire travailler ensemble.
Une entreprise qui démarre aujourd’hui peut concevoir son organisation autour des agents dès le premier jour et se dire « AI-native ».
Une entreprise qui existe depuis dix ou vingt ans peut elle aussi avancer : rendre ses connaissances accessibles, connecter ses logiciels, déléguer progressivement du travail et mesurer ce que cela apporte. Son historique, ses relations commerciales et son savoir-faire fournissent déjà une matière précieuse.
C’est le chemin que nous construisons avec incwo. Partir de l’entreprise, de ses données et de ses comptes, puis lui donner les moyens d’intégrer l’IA dans son fonctionnement quotidien via nos produits-phare tous ultra connectés : l’ERP go.incwo.com, le harnais agentique get-bruno.com, et le business planner financier open-bp.com